Edouard Vallet, représentant majeur de l’art suisse du début du XXe siècle, se caractérise par son esprit d’indépendance et son originalité, alliés à un talent qui le fait exceller dans la peinture comme dans la gravure, et ce depuis les débuts. Il s’inscrit dans la lignée de Ferdinand Hodler, Max Buri, Giovanni Giacometti et Giovanni Segantini.

Présent dans les musées les plus importants de Suisse, Vallet aura vécu de son art, ce qui n’allait pas de soi à l’époque. Son introspection à travers l’autoportrait, ceci dans la durée, et l’approche de la figure par l’évocation de petites gens et de vieillards, humanise encore sa démarche.

Des voyages en France, Allemagne, Italie - il rapporte de Chioggia et de Rome des transcriptions qui métamorphosent des lieux au pittoresque garanti - contribuent à enrichir son parcours.

Le dessin sous-tend chaque composition. Il est la trame du récit et son architecture. L’artiste s’exprime indifféremment et avec le même bonheur à travers le pastel, la gouache, l’aquarelle ou l’huile, sans parler de l’eau-forte qui lui vaudra de s’imposer comme un des maîtres incontestés de la gravure helvétique.

Parmi les thèmes traités jusqu’à l’obsession, citons le jardin, les gerbes de blé, le four à chaux, la maison abandonnée, les arbres, les sous-bois, les rochers.

Mais avant cela, le peintre aura hanté la campagne genevoise et celle de l’Isère, le marché de Carouge, les venelles de la vieille-ville de Genève, les bords des lacs et des rivières, brossant au passage le portrait des acteurs rencontrés. Ces scènes de plein air ne sauraient faire oublier les extraordinaires natures mortes qui naissent sous son pinceau.

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La découverte du Valais, où il séjournera par intermittence de 1908 à 1928, constitue un bouleversement dans son itinéraire artistique. Par sa saisie du quotidien des paysans de montagne, par la présence des femmes au rouet, à la baratte, au cimetière, se coiffant ou s’apprêtant à partir pour l’église ou à descendre à la cave, Vallet se conduit en ethnologue au coeur tendre. La dévotion à sa grand-mère - son premier modèle - n’occulte pas l’émotion avec laquelle il évoque la maternité dans son aspect le plus emblématique.

Sûr de son talent, l’artiste n’aura cessé d’organiser, d’ériger, de construire. Par l’audace de ses cadrages, privilégiant par exemple des “morceaux choisis” de nature, il cherche toujours à résoudre une équation plastique, quelle que soit la proposition.

Au terme d’un itinéraire relativement court, mais extraordinairement fécond, - Edouard Vallet a 53 ans lorsqu’il décède -, l’artiste nous gratifie d’une leçon de savoir-voir incomparable. Il est urgent d’en faire profiter le plus grand nombre.