1876 Naissance d’Edouard Vallet, le 12 janvier à Genève.

1877 Mort de son père, propriétaire d’une chemiserie prospère.

1882-1889 Etudes primaires et pratique active de l’école buissonnière.

1890-1891 Stage décevant chez un sculpteur ornemental à Genève.

1892-1895 Période d’errance, puis entrée à l’Ecole des Arts industriels. Suit les cours de l’Ecole des beaux-arts, avec pour professeurs Barthélemy Menn, Pierre Pignolat et Walter Bodmer. Il suit assidûment les cours de xylographie d’Alfred Martin. Rencontre d’un jardinier philosophe qui lui enseigne la vie et conforte son goût irrépressible pour la liberté.

1896-1899 Fait preuve d’une étonnante maturité. Il s’adonne principalement au paysage, croquant aussi des personnages de son environnement immédiat. La pratique de la xylographie l’aide à subvenir à ses besoins. Travaux pour le libraire-éditeur genevois Charles Eggimann. Expose ses premières peintures.

1900-1901 Apprentissage de la gravure. En 1900, mention « honorable » à l’Exposition universelle de Paris.

1903-1905 Voyages à l’étranger, en Allemagne, France et Italie. On connaît de lui quelques oeuvres de Rome et Chioggia. Il tombe malade dans la cité vénitienne.

1906 Installation au Grand-Saconnex, à Genève. Hormis de nombreux tableaux illustrant la campagne environnante, il dit son bonheur de vivre à travers des toiles célébrant le jardin sous toutes ses formes.

1908-1912 Aimanté par la montagne, il découvre Hérémence, puis séjourne à Ayent. En 1911, installation à Savièse en compagnie de son épouse, Marguerite Gilliard, artiste comme lui. Entre 1910 et 1911, il exécute des toiles importantes :

Le pot de soupe, Chanson maternelle, La servante valaisanne, La batteuse de beurre, Retour au hameau, Procession de pénitents blancs.

1912 Acquisition d’une maison à Vercorin, dans laquelle il installe son atelier. Il y réside, dès 1913, à la belle saison, se repliant sur Savièse en hiver.

1914 Naissance, le 9 août, de sa fille Liliane.

1918 Naissance d’Andrée, le 13 février. Quelques mois plus tard, Vallet a la douleur de perdre sa femme. Il se réfugie dans la peinture, s’adonnant aussi à la gravure, de préférence lorsqu’il est à Vercorin. Parmi les oeuvres significatives de cette époque : Jour de fête, L’enterrement, Dimanche en Valais, L’angélus. De 1917 à 1919, il passe l’hiver à Cartigny, près de Genève, puis à Sion à partir de 1920.

1922 Marie Jollien, une Saviésanne avec qui le peintre s’est remarié en 1920, donne naissance à Anne Marie, le 12 octobre. Entre 1920 et 1924, il va réaliser des toiles qui feront date, telles que Mélancolie, La carrière, Village en février, La montagne rouge, Le bourg de Saillon, Le four à chaux, La maison abandonnée, tableaux pour lesquels subsistent de nombreuses études.

1915-1928 Son installation à Cressy, près de Genève, ne doit pas faire oublier le Valais que l’artiste s’empresse de rejoindre à la belle saison. Rien ne laisse supposer sa fin prochaine lorsqu’on examine sa production d’alors, où les sujets heureux abondent : bouquets, champs de blé, arbres en fleurs, paysages des environs de Vercorin respirant la quiétude. Une commande pour la confection de timbres, de la part de la Direction générale des postes à Berne, l’oblige à séjourner dans le val d’Hérens. Il rentre malade de ce périple.

1929 Edouard Vallet s’éteint au milieu des siens à Cressy, le 1er mai. C’est au cimetière de Confignon qu’il repose au côté de sa seconde épouse.