Naissance de Marguerite Marthe Sarah Gilliard, le 1er janvier 1888 à Genève. Fille du peintre et enseignant à l’Ecole des beaux-arts de Genève, Eugène Gilliard et de Ida Marie-Louise Gilliard.

Marguerite Vallet-Gilliard n’a pas encore suffisamment fait parler d’elle et ce n’est pas faute de talent. Le hasard génétique transmettrait-il le virus de la peinture ? Dans la famille Gilliard, l’art se conjugue au quotidien. Eugène, le père, est peintre, sa fille aînée le sera, tout comme Valentine sa cadette, qui épousera William Métein, artiste peintre de son état !

Ce serait en 1909 à Savièse, où la famille Gilliard a ses habitudes, qu’Edouard et Marguerite auraient fait connaissance. Toujours est-il que le 25 février 1911, ils passent à Genève devant M. le Maire, pour le meilleur et pour le pire… selon la formule consacrée.

Si nous avons recueilli de précieux témoignages sur Vallet de la part de ses deux dernières filles, rien de semblable à propos de sa jeune épouse. Son aînée , Liliane, est décédée en 1991, Andrée, sa cadette, avait quatre mois lorsque Marguerite s’est éteinte le 10 juin dans une clinique de Neuchâtel. D’elle, une trentaine de toiles sont connues, dont une de 1904. Marguerite avait 16 ans ! Grâce aux abondantes archives de l’hoirie, nous avons eu accès au numéro de Pages d’Art de 1919 qui lui rend hommage. Son auteur, John Pisteur, comble ainsi de réelles lacunes en restituant la personnalité d’une femme morte trop tôt.

Le texte ci-dessus est de Jacques Dominique Rouiller, extrait de la page 231 du catalogue de l’exposition “Edouard Vallet, l’art d’un regard”, Fondation Pierre Gianadda, Martigny.